Une île de la Seine a disparu. Cela semble incongru, mais la Seine, dans sa situation parisienne, était un

fleuve ponctué d’un chapelet d’îles et îlots, certains disparaissant comme ils étaient apparus, mais

d’autres bien plus stables sont bien connus : l’île de la Cité et l’île Saint-Louis. Une troisième île existait

et une analyse d’un plan de Paris la laisse deviner : le boulevard Morland était un bras mort de la Seine

séparant de la rive droite l’île Louviers. Long débarcadère planté d’arbres avant de devenir

une zone de stockage de bois gigantesques où s’élevaient des « gratte-ciels » de bois

atteignant 16 m de hauteur.


Il faudra attendre 1843 et des tentations immobilières pour que l’île soit rattachée à la rive et pour

que les vastes jardins de l’Arsenal soient vendus et lotis. À la même époque, l’ancienne île se couvre d’habitations au style alors en vogue (sous le préfet Rambuteau), immeubles-types initiant le style haussmannien. Certains vestiges oubliés sont réhabilités, permettant de révéler le patrimoine oublié

de l’étonnant l’architecte Joseph Bouvard.


Parcourez le tracé de l’île ancienne et ce qui l’entourait, du palais du roi Charles V près duquel les notabilités

se sont installées, aux hôtels particuliers du Grand Siècle où La Brinvilliers l’empoisonneuse logeait.

Découvrez l’usage étonnant de cette île qui ne fut bâtie que très tardivement. Repérez les décors

architecturaux très étonnants, de l’Arsenal et de l’Hôtel Fieubet en particulier.


















Lieu du rendez-vous

La visite À la recherche de l’île Louviers démarre devant le 6 rue Saint-Paul (café Le Chanard) (métro Sully-Morland, ligne 7 ; ou métro Saint-Paul, ligne 1).

Le jour de la visite, le guide sera présent 15 minutes avant le début de la visite.

La visite dure environ 2 heures.

La visite se termine devant Bassin de l’Arsenal - Port de plaisance de Paris (métro Quai de la Rapée, ligne 5).